samedi 19 mars 2016

"S'il y a des pauvres sur la Lune, alors nous irons sur la Lune"

                                   SAINTE

Mère Teresa sera canonisée le 4 septembre 2016
La nouvelle a été annoncée par le Vatican à l’issue d’un consistoire ordinaire réuni pour voter sur la cause de cinq futurs saints, dont la fondatrice des missionnaires de la charité.  Le dernier feu vert tant attendu est arrivé !
 Le pape François a signé ce mardi matin, 15 mars 2016, le décret de canonisation de Mère Teresa de Calcutta qui sera déclarée sainte le 4 septembre, soit à la veille du 19ème anniversaire de sa mort, et en bonne place sur la liste des initiatives prévues avant la fin du jubilé de la Miséricorde, le 20 novembre 2016. 
 Des foyers qui œuvrent dans le monde entier auprès des plus pauvres. J'ai pu vivre une expérience forte avec une de leur maison au Bénin auprès d'orphelins.

Née en 1910 dans une famille albanaise en Macédoine, Gonxha Agnes Bojaxhiu est entrée dans les ordres à 18 ans et a été envoyée enseigner en Inde. Elle a ensuite fondé en 1950 sa propre congrégation, les Missionnaires de la charité, qui compte aujourd’hui 4 500 religieuses consacrant leur vie de manière radicale « aux plus pauvres d’entre les pauvres ». Prix Nobel de la paix en 1979, Mère Teresa est morte en 1997 à Calcutta, où elle repose dans la maison mère de sa congrégation.



dimanche 6 mars 2016

SANGO NINI YA FRANCE ?

JET NEWS N°5 en direct de KINSHASA en République Démocratique du Congo
Chers tous,
famille, amis, parrains,
A Vous qui me suivez et me soutenez, durant "mon aventure d'un cœur sans frontières", à vous tous:
Sango Nini ya France? (ou aussi Quoi de neuf en France?)
Me voilà maintenant depuis 2 mois au Congo et la vie à Kinshasa a maintenant goût d'habitude.
2 mois où j'ai pu découvrir de nouveaux endroits, faire des rues un terrain connu, tisser encore plus de relations avec les habitants, les frères et sœurs de la communauté ou les collègues de la mission, tout en commençant à comprendre la culture congolaise. Un temps où il me faut accepter la culture congolaise et accepter qu'ici il me faut m'adapter sans pour autant oublier ma culture française.
Alors par où commencer pour vous raconter ce mois vécu lors de cette profonde aventure d'un coeur sans
frontières?!
Week-end Jeunes professionnels du Congo
Lors d'un we en brousse, j'ai pu en compagnie d'une cinquantaine de jeunes professionnels aborder le thème de l'éthique: slogan ou mode de vie dans le milieu professionnel. A travers des conférences données par des professionnels Kinois (en RH, directeur financier...), des ateliers et des débats, nous avons pu exposer, comprendre et formuler nos difficultés respectives dans chacun de nos lieux de travail. Un week-end pas des plus reposants intellectuellement mais riche en apports et en liens amicaux.

La visite des Bonobos

La vie à Kinshasa réserve aussi de belles surprises et visites. Lola ya Bonobo ou le « paradis des bonobos» crée en 1994 par Claudine André d'origine belge, engagée dans la lutte pour la préservation des Bonobos fait parti de ce qu'il faut visiter. Petite information nécessaire: ces primates, classés les plus proches de l'homme de par leur ADN sont endémiques au Congo. Leur nombre ne cesse de diminuer de par le braconnage, et par leur petite reproduction (la femelle ne peut avoir que 5portée dans sa vie: 1 tous les 5 ans ). Leur surnom « hippies de la forêt » repose sur leur façon de vivre et de leur devise « faites l'amour pas la guerre ». en rapport à leur façon particulière de régler les conflits au sein du groupe. Alors l'espace d'un dimanche, avec un ami de la communauté expatrié sur Kinshasa, nous sommes allés visiter ce parc animalier. Ce fut une visite incontournable pour se rendre compte de la richesse de la faune que réserve ce pays et pour faire le plein de calme et de fraîcheur. Un cocktail de couleurs verdoyantes bercé par le bruit des animaux: un réel plaisir et un vrai régal qui a eu le goût de trop peu!

La vie au dispensaire Mobengi, tout un chantier!
Le mois de janvier au dispensaire est synonyme de « chantier », des travaux sont en effet en cours pour le réaménagement de tout le centre ( la réception, la pharmacie, le laboratoire ainsi que la salle de consultations) excepté l'ophtalmologie.
Travaux nécessaires vu les conditions dans lesquelles les employés travaillaient : obscurité, con-finage et manque d'aération rendant le travail très pénible. Voici quelques clichés avant les travaux, le résultat sera pour la prochaine Jet News!!!


 Ce mois de janvier a aussi été marqué par la présence et la rencontre des Dr Tabouy, ophtalmologue et pédiatre ainsi que d'Alexis, un opticien, venus de France pour apporter leur aide au dispensaire pour 15 jours. Ce fut alors l'occasion d'échanger nos compétences et expériences du terrain tout en apprenant beaucoup en ce qui concerne le domaine de l'ophtalmologie et la pédiatrie. Mais ce mois fût aussi chargé en émotions et frustrations quand à la prise en charge des malades. En effet, ceux ci de par leur coutume, moyens ou croyance attendent longtemps avant de venir consulter au dispensaire négligeant alors leur santé et celle de leur proche . Cela amène alors à des problèmes compliqués, à des plaies sur-infectées et multiples. Bien souvent il faut alors user de« palabres », prendre patience et petit à petit le comportement change. Cela a alors goût d'une réelle victoire.
De jour en jour, je me rends compte du décalage entre ma culture française et la culture congolaise, mais de jour en jour je prends aussi conscience des besoins énorme en terme d'éducation sanitaire de l'ensemble de la population. Ma mission ne s'arrête alors plus aux simples soins infirmiers mais à la prévention, l 'éducation, le suivi...Mes possibilités sur place ne cessent d'évoluer, cela à mon plus grand bonheur! Par exemple, prochainement, je me lance dans la confection d'une résine du membre supérieur pour la fille d'une employé du dispensaire de 19 ans hémiplégique. La prochaine Jet New's vous annoncera si cela fut une réussite!

La coupe des nations en Afrique
Que l'on soit « Black-Blanc-Beurre » le monde sportif etplus particulièrement le monde footballistique à valeur universelle et rassemble bien souvent . Les mois de janvier et Février ici ont été impactés par le championnat de la coupe des Nation d'Afrique. L'équipe nationale de la RDC a en effet pu jouer contre l'Ethiopie, le Cameroun,le Rwanda, la Guinée et enfin le Mali pour le plus grand bonheur de ses supporters Kinois. Chacun a alors pu soutenir à sa manière les couleurs nationales! Fort et fiers de leur équipe, la RDC a été jusqu'en finale de ce championnat! Une effervescence de supporters dans les rues de la ville! Pour exprimer un peu l'ambiance, il n'était pas nécessaire de voir ou d'entendre les matchs, les cris et hurlements des gens suffisaient pour savoir le score des matchs ...Veridique! Au dispensaire; professionnels de santé, homme ou femme, et patients, petits et grands, se rassemblaient autour du poste de télévision aux heures de match. Un petit réaménagement du bureau ophtalmique et chacun prenait plaçe pour vibrer au rythme du jeu: une ambiance à l'africaine! Pour les patients atteints d'hypertension , il était impossible de les calmer!

Les anecdotes sont ici!
-Être blanche ici a aussi certains avantages,dernièrement, lors d'une pause goûter dans une salle de restauration type « brioche dorée » , le gérant « Mundele » (lui aussi) en a profité pour offrir gateaux, desserts glacés... Un vrai régal gustatif, et comme l'envie d'y retourner régulièrement!
-Avant d'entrer dans une pièce, ici il est coutume de dire “KOKOKO”.
-”Vous pouvez vous mettre” est l'expression utilisée pour demander de s'asseoir.
-“on a mangé la pâte” ou aussi, on a mangé des spagettis.
-Avoir un plâtre se dit en terme médical: avoir un ciment!
-Ici il est coutume de donner et recevoir avec la main droite. Par cette tradition, la main
droite bien souvent plus forte, représente le respect face à l'autre dans ce que il donne et ce
que tu reçois (il ne doit pas y avoir de nombreux gauchers au Congo!).

La suite des aventures ...?
Il y en a encore une: comme la poursuite des travaux de réaménagements du dispensaire, la suite du séjour des médecins français surtout auprès des enfants dénutris, la visite de la région de Kinshasa ou encore la préparation de Pâques: un évènement ici!Et puis la suite de la vie tout simplement ici! De belles et grandes choses en approche...mais patience, il reste 1mois, cela sera pour le prochain numéro. Enfin
je lance un appel à vous tous qui êtes en lien ou tout simplement professionnel dans le domaine de la santé: un appel aux dons en ce qui concerne matériels, livres, médicaments...Me contacter via myriamelisemaignan@gmail.com.
Je finis, encore une fois, en vous exprimant mon remerciement
pour toutes vos formes de soutien (lettres, appels, mails, colis).
Merci à vous qui me suivez et me soutenez, je pense bien à
vous qui êtes en France, en Espagne, aux Antilles ou ailleurs.
Affectueusement,
Myriam-Elise (ou “Myriam-Elisée” comme on m'appelle aussi ici...)

Petit proverbe en Lingala
“SOKI OLINGI MBWA NA YO, LINGA MPE BASILI NA YE.” (Si tu aimes ton chien, supporte aussi ses poux) ce qui veut dire : Si tu aimes une personne, supporte aussi ses défauts.

vendredi 19 février 2016

NAZA MWANA MUTU

Notre peur la plus profonde
n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C'est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question...
Qui suis-je, moi, pour être brillant,
radieux, talentueux et merveilleux ?
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.
Vous restreindre, vivre petit,
ne rend pas service au monde.
L'illumination n'est pas de vous rétrécir
pour éviter d'insécuriser les autres.
Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.
Nous sommes nés pour rendre manifeste
la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus,
elle est en chacun de nous,
Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres
la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur,
notre puissance libère automatiquement les autres.

      Nelson Mandela - discours d'investiture à la présidence en 1994


Eric, petit vendeur sur le marché


dimanche 31 janvier 2016

LOLA YA BONOBOS !



La vie à Kinshasa réserve aussi de belles surprises et visites.

Lola ya Bonobo ou le « paradis des bonobos » crée en 1994 par Claudine André d'origine belge, engagée dans la lutte pour la préservation des Bonobos fait parti de ce qu'il faut visiter.



Petite information nécessaire: ces primates, classés les plus proches de l'homme de par leur ADN sont endémiques au Congo. Leur nombre ne cesse de diminuer de par le braconnage, et par leur petite reproduction (la femelle ne peut avoir que 5portée dans sa vie: 1 tous les 5 ans ).
 

Leur surnom « hippies de la forêt » repose sur leur façon de vivre et de leur devise « faites l'amour pas la guerre ». en rapport à leur façon particulière de régler les conflits au sein du groupe.
Alors l'espace d'un dimanche, avec un ami de la communauté expatrié sur Kinshasa, nous sommes allés visiter ce parc animalier.

 


Ce fut une visite incontournable pour se rendre compte de la richesse de la faune que réserve ce pays et pour faire le plein de calme et de fraîcheur. Un cocktail de couleurs verdoyantes bercé par le bruit des animaux: un réel plaisir et un vrai régal qui a eu le goût de trop peu!







Un petit havre de paix pour permettre de mieux revenir dans la mission.

Ici avec Jérôme, directeur financier du "Grand Hôtel" de Kinshasa qui vit depuis 1 ans à Kinshasa et qui m'a permit d'admirer ces magnifiques paysages!



Et l'Aventure continue !!

mercredi 13 janvier 2016

Vue panoramique de Kinshasa
                                   
                                                    Chers tous,
                                            famille, amis, parrains,

A Vous qui me suivez et me soutenez, durant "mon aventure d'un cœur sans frontières", à vous tous:

                 M’BOTE et BONANA 2016 ! 
                       (ou aussi Bonne année 2016 !)

Voilà maintenant 1 mois que je vis au rythme et au son africain.
1 mois où chaque jour est une nouveautée et propice à l’apprentissage, tant sur la langue (le lingala), que sur les coutumes, le mode de vie, le climat... Alors par où commençer pour vous raconter cette réelle aventure d'un coeur sans frontières?!  
 
Un flash-back sur mes premiers pas sur le Sol Congolais  

Maison communautaire
Après avoir dû passer 9H à l’ambassade de Paris pour obtenir mon précieux VISA le 14 Décembre, j’ai pu enfin atterrir le lendemain sur le sol Congolais à Kinshasa. Ce fût le commencement de mes 6 mois de mission.
Détente avec la petite voisine
Au sol, premier choc thermique avec un petit 7° à Charles de Gaulle pour un grand 30° sur N'djili Kinshasa. A mon arrivée, j’ai pu découvrir les habitants de la maison communautaire basée dans un quartier plutôt « calme ». Au sein de cette maison vit au total une quinzaine de communautaires. Des étudiants en philosophie venant de divers pays (Tchad, Sénégal, Allemagne, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire) , 3 prêtres, des soeurs consacrées et une autre JET de France. Cette maison est un lieu qui reçoit de nombreuses personnes (voisins, amis, jeunes, communautaires, patients...), où les activités et les rencontres ne manquent pas.

Mon lieu de Mission

Dès mes premiers jours, j’ai alors pu me rendre sur mon lieu de mission: le dispensaire de Mobengi. Pour y accéder, il me faut traverser une partie de la ville en passant par ce qu’on appelle le pôle central de la ville : « le Rond-Point de Ngaba», lieu qui centralise 2 quartiers pauvres de la ville. Je m'y rend à pieds, 30 min le matin sont nécessaires tandis que 45 min le soir (liés à la fatigue, la foule et la chaleur).
Ma marche se fait en compagnie de la poussière, la boue (et encore plus lors de la saison des pluies!) , les saletés et l'ambiance type marché que révèle chaque rue. Ici chaque parcelle de terre est l'occasion de vendre du pain, des bananes frits, des arachides, des gombos,sans oublier les sucrés (coca-fanta...): la boisson de référence consommée sans modération et alors solliciter le client potentiel. Ce trajet relève d'une vraie partie de sport pour une « Mundele ». Un sport où de l'entraînement est nécessaire.
« Mundele, Mundele » ce qui veut dire blanche, est d'ailleurs le premier mot que j’ai entendu et apprit en Lingala. J'ai omis de vous raconter les règles du code de la route ici : AUCUNE ! Il me faut alors apprendre à élargir mon champs de vision de 360°. Chaque automobiliste, motocycliste ou tout autre objet roulant ( parfois pas vraiment identifiable) est libre de circuler comme bon lui semble, sous la présence des policiers. Un vrai sport pour le piéton !

Le Dispensaire Mobengi 


Le dispensaire a été confié à la communauté par l'archidiocèse de Kinshasa il y a maintenant 10 ans. Il est situé dans un quartier des plus pauvre appelé « Ngaba ».
Sur place se trouve une équipe pluridisciplinaire de 10 congolais , très accueillante et qui aime rire!, constituée de médecins, infirmiers, sage femme, laborantin, d'un sentinel et d'une fille de salle.
Ouvert du lundi au samedi, de 7h00 à 16h00, on y assure des soins pour personnes atteintes de diabète, de la tuberculose, du sida, de maladies tropicales (paludisme-malaria-thypoïde...), des consultations pré natales et le suivi des mamans et des bébés (poids -vaccination...). Sans oublier le service d'ophtalmologie et d'optique.
Il n'y a vraiment pas de quoi s'ennuyer ici. Mon travail sur place est varié et même s'il est quotidiennement modifié en voici un aperçu:
-lundi, mardi et jeudi: assurer le suivi de tout type de pansements (souvent très infectés) pour des patients d'âge différents (bébés et personnes âgées), les injections et prélèvements, le suivi des diabètiques, les prises de tensions...
vendredi: assurer le 1er dépistage de perte d'acuité visuelle dans le but de soulager la charge de travail des médecins ophtalmologistes sur place. Ici, on compte en moyenne 25-30 patients sur 4h. Et enfin assurer la surveillance des nourrissons et des tous petits par la prise de poids mensuelle, le suivi du carnet de vaccination et la prise des prochains RDV. Le dispensaire se transforme alors en vraie nurserie pour ma plus grande joie.
la pesée des bébés
Sans oublier, à la fin de mon poste, en lien avec « Maman Patricia » de l'accueil, de relevér les recettes et dépenses du registre de comptabilité. Tout comme le suivi des entrées et des stocks de médicaments de la pharmaçie : une pièce de 4m2 sans lumière et sans aération ou je passe du temps régulièrement.
Les journées défilent dans un rythme soutenu et bien loin de mes habitudes de travail en Françe. Ici, médecins et infirmières n'hésitent pas à me solliciter pour une aide (souvent dans le domaine des pansements), un renseignement ou aussi par ma présence appuyer leurs paroles du fait que je sois une “Mundele”. Chaque jour, je découvre et vis de nouvelles expériences tant sur le plan professionnel que humain. Une réelle richesse de la mission.
Voilà donc 1 mois déjà, et je remarque, je me questionne sur toutes ces inégalités et tous ces besoins que subit ce peuple congolais. Des inégalités de richesse, d'accès aux soins ou des besoins primaires.
Par exemple, avant de pouvoir se soigner, le malade doit payer chaque consultation, examen, matériel médical et médicaments. Si ses moyens sont insuffisants alors le malade a la possibilité de selectionner ce qu'il peut reçevoir comme soins. Je ne peux vous cacher que bien souvent cela me travaille intérieurement...
                                Kinshasa, un enrichissement permanent !
 
Comment exprimer toute la vie que peut apporter cette ville?!
Tout d’abord, je dirais que cette différence de culture apprend à vivre autrement. Ici la pauvreté qui touche une grande partie de la population n’entrave pas la joie et la foi en la vie qu'ont les Kinois. Ceux-ci vivent l'instant présent et prennent le temps (les Français ont la montre, tandis que les Kinois ont le temps). Cette ville et ces habitants m'apportent de nouvelles expériences dont en voici quelques exemples:
-j'ai pu manger du serpent, des chenilles, des tortues ou de la chèvre,
-j'ai pu voyager dans l'arrière d'un pick-up dans la brousse (splendide!)
-chaque jour il me faut prendre ma douche avec un sceau d'eau,
-il me faut vivre avec les coupures d'électricité parfois pendant plusieurs jours, 
-éloigner les cafards avec les mains, 
-se dire que voir passer une souris dans sa chambre n'a plus rien d'étonnant, 
-éviter de poser la main sur un serpent,
-Manger du fufu, du chikwang, ou du pundu presque tous les midis et soirs,
-j'ai pu voyager en moto dans les "rues" ou plutôt parcours tout terrain de la ville...


Soirée crêpes
Bretonne un jour, Bretonne toujours!

Lors d'un temps de service en cuisine un dimanche après midi, avec Angèle l'autre JET, originaire de Normandie, nous avons pu proposer une soirée crêpes à la communauté pour le plaisir de tous. Il nous a fallu une adaptation particulière pour confectionner notre pâte : du lait en poudre, pas de balance, et une gazinière particulière, mais ce fut un délice.

                 La suite des aventures ...?

Il y en a encore une: comme le w-e des jeunes professionnels du Congo avec la communauté ou la future mission au sein du centre des enfants de la rue ou encore l'arrivée pour 2semaines de deux ophtalmologues français au dispensaire, sans oublier la dernière nouvelle: des travaux de réaménagements du dispensaire! De belles et grandes choses en approche...mais patience, il reste 1mois, cela sera pour le prochain numéro.
Je finis, encore une fois, en vous exprimant mon remerciement pour toutes vos formes de soutien (lettres, mails, colis). Merci à vous qui me suivez et me soutenez, je pense bien à vous tous de France, d'Espagne ou des Antilles.
Affectueusement,
Myriam-Elise (ou “My-el” comme on m'appelle ici...)

Petit proverbe en Lingala
ZOBA LIBOSO, MAYELE SIMA.” ce qui veut dire : L'ignorance précède la connaissance.


Quelques photos de la Vie à Kinshasa !


La maison de la communauté à "Menkao" en brousse


Opération "lessive"...avec le sourire!

Les jeunes de la communauté : Bonheur et Gracias ! ;D

La chenille... avant de finir dans l'assiette.





L'assiette type de tous les repas, ou presque, avec en haut à droite: les chenilles.